Booder

On l'appelle le nouveau "Jamel Debouzze" Il a cartonné dans le film à succès, "Neuilly sa mère".
Surnommé le “Jamel Debbouze 2”, Booder retrace dans son spectacle une jeunesse marquée par la galère, l'exclusion scolaire, les amis du quartier souvent « refoulés des boîtes de nuit », la volonté de s’en sortir...
De son vrai nom Mohamed Benyamna, le jeune homme a réussi l’exploit de jouer quatre mois à guichets fermés, au théâtre du Triomphe à Paris. Plutôt impressionnant comme carte de visite ! Il a continué sur
sa lancée, en se produisant également au théâtre du Temple, dans d’autres salles parisiennes et en périphérie. Bref, à peine arrivé dans le paysage humoristique français, il casse déjà la baraque ! Son
surnom, qu’il porte depuis l’âge de six ans, lui vient du footballeur, star du Wydad, du Matra Racing et ex-international marocain, Aziz Bouderbala : “Il était la star de l’époque. Comme lui,
j’étais gaucher et petit de taille -il ne mesure pas plus d’1,60mètre. Donc rapidement mes camarades m’ont surnommé ainsi”, raconte t-il non sans une certaine nostalgie, quelques minutes avant la répétition.
Après un bref passage au Cours Florent où on lui demande “de mimer une chaise” -expérience vite oubliée- et une pièce de théâtre Papa Mouloud avec ses anciens camarades de l’atelier, le hasard
met sur sa route deux frères, membres d’une troupe, les Sans Amis. Booder, qui avoue “ne pas supporter d’être seul”, a trouvé sur qui s’appuyer. A eux trois, ils écument les salles, avec un certain succès. Malgré cela, ils ne parviennent pas à émerger, doivent travailler dans d’autres domaines pour s’en sortir. Finalement, les deux autres jettent l’éponge mais Derboo (comme certains le surnomment aussi)
s’accroche. Deuxième hasard, plus heureux celuici, sa rencontre avec Rachid Ould Ali.Avec l’aide de Mouss Diouf (le fameux collègue de Julie Lescaut) qui le propulse en première partie de son spectacle au théâtre du Gymnase, Booder joue devant 800 personnes : “Il est arrivé sur scène sans être annoncé, personne ne le connaissait et pourtant il a fait pleurer la salle de rire”. Pari gagné.